août 2008

dim. lun. mar. mer. jeu. ven. sam.
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
Blog powered by TypePad

Archives velvetyne I et autres pages particulières

Technologie

jeudi 07 août 2008

Microsoft : générique de fin, fin du générique

Je pensais avoir fait le tour du propriétaire. Mais Microsoft tient toujours la route. Sa division Périphériques et divertissement est désormais rentable. Les traditionnelles vaches à lait Windows et Office commencent à montrer des signes de faiblesse, mais ont encore rapporté en 2007 plus de 20 milliards de dollars de bénéfice à la firme de Redmond.
Ubuntu et OpenOffice montrent les dents et pensent être sur les rangs pour remplacer Windows et Office. Pourtant, rien n'est moins sûr. En effet, pour expliquer le succès de la vague OpenSource, deux explications sont possibles :
1. l'OpenSource a su innover davantage que Microsoft ces dernières années (disons depuis la sortie de Windows XP, en octobre 2001) ;
2. Microsoft n'a plus suffisamment innové au cours de ces dernières années et s'est donc fait rattraper par les logiciels libres.

Je dois bien admettre que j'ai longtemps cru à la première explication. Je n'en suis plus si sûr aujourd'hui. La notion de logiciel libre est un peu trompeur. En effet, l'accès au code source n'a d'intérêt que pour une poignée de développeurs. La liberté de l'utilisateur est donc très relative. L'avantage immédiat est plutôt la gratuité. Cette gratuité, associée à l'idée de logiciels ersatz des logiciels commerciaux, me fait davantage penser aux médicaments génériques.
Si donc les logiciels génériques ont pu se développer si rapidement ces dernières années, c'est, à mon avis, parce que Microsoft avait atteint une asymptote au niveau de son modèle d'innovation, un peu ce qu'Apple aurait connu s'il n'y a pas eu l'iPod. Faute d'innovation tangible en terme d'ergonomie pour l'utilisateur final, les logiciels génériques prennent l'avantage en raison de leur gratuité et malgré leur ergonomie souvent approximative.
La logique du logiciel générique est de servir le plus petit dénominateur commun ou les besoins de ses développeurs (cf. Emacs et la vision informatique de son inventeur, Richard M. Stallmann).
La logique du logiciel commercial est de servir les besoins de ses clients, même si ces clients appartiennent à une niche. Le meilleur exemple est Adobe, dont la technologie OpenType n'intéresse au quotidien que les graphistes (au plus 2 à 3 millions de personnes dans le monde ?).
Les développements futurs de l'interface graphique visant à sortir de la logique fenêtre - clavier - souris diront qui du modèle générique ou du modèle commercial est capable d'innover.

Décadi, 20 Thermidor, An CCXVI, Ecluse

vendredi 21 mars 2008

Revue de web technologique

Source : http://www.dbrock.net/artistes/albums/covers_002738.jpg

Les navigateurs, maillons faibles du Web
http://www.theregister.co.uk/2008/02/15/browser_exploitation/

L'open source, nouvelle aurore de Sun
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/l-open-source-est-a-la-base-du-renouveau-economique-de-sun_144163.html?xtor=RSS-128

Evolution des personnages de Nintendo
http://digg.com/nintendo/Evolution_of_Nintendo_Characters

Les raisons de la victoire du Blu-Ray
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/les-raisons-de-la-victoire-du-blu-ray_144456.html?xtor=RSS-128

De la véritable durée de vie des Mac... désormais
http://www.macbidouille.com/news/2008-02-21/#15854

Le pont aérien d'Adobe...
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/adobe-lance-un-nouveau-mode-d-acces-a-internet_145156.html?xtor=RSS-128
...sous Linux aussi
http://linux.slashdot.org/article.pl?sid=08/02/28/1727232&from=rss

Le plan de l'iPhone pour détroner le BlackBerry
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/le-plan-de-l-iphone-pour-deloger-le-blackberry_146705.html?xtor=RSS-128

Linux ou la mort de l'antivirus
http://digg.com/linux_unix/With_Linux_Antivirus_Software_is_Dead_PIC

L'histoire de Tux, la mascotte de Linux
http://digg.com/linux_unix/The_History_of_Tux_the_Linux_Penguin_2

Pourquoi n'y a-t-il pas plus de gamers sous Linux ?
http://linux.slashdot.org/article.pl?sid=08/03/10/1851229&from=rss

Microsoft est mort... vive le logiciel libre ? Pas si sûr...
http://framablog.org/index.php/post/2007/04/07/Microsoft-est-mort-et-le-logiciel-libre-ne-se-sent-pas-tres-bien

L'Eee PC ou la légitimation de Linux ?
http://framablog.org/index.php/post/2008/02/01/EeePC-linux-logiciels-libres

Le MacBook Air perturberait la sécurité des aéroports
http://hardware.slashdot.org/article.pl?sid=08/03/10/2013251&from=rss

dimanche 02 mars 2008

J’en ai rêvé, Sony l’a fait aussi

Source : http://www.umpc-france.com/images/sony_vaioux.jpg

Les racines du ciel technologiques ne sont pas les mêmes pour Sony et son frère ennemi du design Apple. Comparaison n’est pas raison, Apple n’est pas Sony, tout comme Sony n’est pas Philips.

Les sources de Sony remontent à 1954 et à l’acquisition d’une licence pour la fabrication des transistors. C’est le véritable ciment de Sony.

Au moment de la naissance d’Apple en 1976, Sony avait lancé le Betamax depuis 1 an. A l’heure du triomphe annoncé du Blu-Ray, Sony prend enfin sa revanche et reprend pied face à l’empire iPod d’Apple, qui a vu basculer la firme de Cupertino vers l’électronique grand public.

Le Walkman de Sony fait aussi bien que l’iPod, la simplicité en plus. Le design et l’ergonomie n’ont rien à envier à l’iPod. L’interface avec l’ordinateur est plus transparente (le glisser-déposer), la Realpolitik de la compatibilité avec l’AAC sonne le tocsin du renouveau pour Sony, dont les Vaio très réussis sont abordables (jusqu’à 30 % de moins que le premier MacBook).

Sony résiste à Apple sur le marché des balladeurs musicaux et à Microsoft sur le marché des consoles de jeux. Quelle autre marque peut en dire autant ?

dimanche 10 février 2008

Les deux iPods

À mi-chemin entre minimalisme et bling-bling, l'iPod shuffle de John Harrington.

Apple est décidément une entreprise étrange. Résolument commerciale, elle vend sous la même appellation deux visions de la vie radicalement différentes. Avec l'iPod shuffle, Apple vend un design épuré et l'objet technologique minimaliste. L'iPod est un pin's musical — la caricature du gadget technologique (presque) bon marché. Rappelons qu'un baladeur numérique est, en soi, un gadget technologique.

Avec l'iPod touch, Apple fait, a contrario, dans le bling-bling intégral : à quoi cela sert-il en effet d'avoir un écran tactile pour écouter de la musique, sinon pour frimer ? Apple a une fois de plus senti l'époque. Elle a bien vu les deux facettes de l'humanité du XXIe siècle : d'un côté, les minimalistes-puristes adeptes d'une vie simple ; d'un autre, les joyeux parvenues, épris de folle ostentation.

On pourrait dire la même chose pour Nespresso [1], qui est au café ce qu'Apple est à l'informatique : une vision proprette, aseptisée d'un micro-monde.

[1] : je vous invite vivement à relire l'article de Peter Gabor, « Nespresso, un logo presque parfait » http://paris.blog.lemonde.fr/2007/10/26/nespresso-un-logotype-presque-trop-parfait

vendredi 11 janvier 2008

Le supplice du tantale

Source : http://www.rpg-z.com/articles/vpgrecque/Tantale.jpg

On a souvent une image déformée du progrès ou du leadership. Ainsi on pense les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, comme un pays moderne. On aurait tort. L’administration américaine est beaucoup moins moderne que la nôtre. La paperesse y est encore reine.

Il en est de même pour les objets technologiques face à l’écologique. Le dernier cri n’est pas forcément la panacée en matière d’écologie.
Pour moi, cette prise de conscience est partie d’un article de Télérama dans lequel je me suis rendu compte que les écrans plats ou les téléphones portables suscitent par leur énorme succès commercial de fortes tensions sur les matières premières, notamment sur le tantale, d’où le titre de ce post, jeu de mots (un de plus), faisant allusion à un célèbre épisode mythologique.

Qu’est-ce que le tantale ? Un tour rapide sur Wikipédia nous permet de collecter les informations clés suivantes :
« Le tantale est un élément chimique du tableau périodique, de symbole Ta et de numéro atomique 73.
Le tantale est gris-bleu, lourd, ductile, très dur, très résistant à la corrosion des acides, et est de plus un bon conducteur de chaleur et d'électricité.
La plus grande utilisation du tantale, sous forme de poudre métallique, est faite dans la fabrication des composants électroniques, et principalement des condensateurs. On trouve des condensateurs au tantale dans les téléphones portables, les téléavertisseurs, les ordinateurs personnels et les prothèses chirurgicales. »

Inutile de préciser que le tantale est une ressource rare et que le besoin croissant avec la miniaturisation extrême des objets technologiques fait penser une menace d’autant plus grande sur son exploitation.

Document : les enjeux du tantale dans la filière NTIC
http://www.mineralinfo.org/Substance/Tantale/Ta.pdf

samedi 29 décembre 2007

Facebook et le retour du religieux

Lave, Sextidi, 6 Nivôse, An CCXVI

Il a désormais été établi depuis longtemps que la religion se fonde non sur la seule existence de Dieu mais aussi sur le besoin vital et profondément humain d’être en relation, en lien avec Lui.
Facebook fonctionne, au fond, de façon un peu analogue. Peu importe de fait que vos amis existent réellement, ce qui compte, c’est d’être en relation avec eux. Une étape supplémentaire dans l’abstraction de la religion virtuelle a été franchie avec Facebook, par rapport aux deux étapes précédentes : la messagerie instantanée et le courrier électronique.
Le courrier électronique a permis la dématérialisation du courrier, lequel était déjà la dématérialisation du messager.
La messagerie instantanée a introduit la virtualisation de la correspondance et de la conversation.
Facebook prétend désormais instaurer la cybernétique du cercle d’amis. Mais c’est en réalité plus que cela : il s’agit d’une Église laïque virtuelle. Pour l’instant, la chose se conçoit en différé. Mais pour combien de temps ? À ce moment, la recherche du moment amical nostalgique se transformera définitivement en chasse à l’individu au son du double grand tocsin de « Qui tu connais ? » et « Qui te connaît ? ».

jeudi 13 décembre 2007

Vous avez beau dire, y a quand même de la pomme

54%How Addicted to Apple Are You?

Looking for payday loans?

dimanche 04 novembre 2007

Cathodique je suis, cathodique je resterai !


Source : http://www.vintagecalculators.com/assets/images/ElDisp_1.GIF

Quand la tendinite vous prend en portant un écran CRT de 19 pouces, vous
maudissez son poids. Quand le second vient, vous maudissez cette technologie
“ancestrale”
(1922).
Un entourage anti-économique vous parle de la consommation de ces “monstres”
et vous pousse à l'achat d'écrans plats auprès de sites Internet et de
marques douteux. Développement durable ou consumérisme mesquin ?

Rappelons tout de même que la technologie CRT reste indépassée pour sa
capacité à gérer les multiples résolutions d'une carte graphique. Les
résolutions fixes actuelles sont beaucoup trop élevées. Comme si l'on
voulait cacher de mauvaises ergonomies par des résolutions plus
élevées. Sabotons ce travail de replâtrage et ne dépassons pas le
1024x768 ! Faites baisser les enchères et pensez aux pauvres myopes
que nous sommes. Profitez-en pour faire baisser le degré Kelvin de vos
écrans qui sont beaucoup trop lumineux depuis qu'on nous vend à tour
de bras des dalles à matrice active !

Et pourquoi jeter des écrans qui marchent parfaitement ? Pourquoi obéir
servilement à la dictature de l'obsolescence programmée ?

Cathodique je suis, cathodique je resterai !

samedi 13 octobre 2007

Pathologie de la rationnalité / Quand la Raison a tort / Ô Raison Funèbre

<p>Pathologie de la rationnalité / Quand la Raison a tort / Ô Raison Funèbre </p>

Pathologie de la rationnalité / Quand la Raison a tort / Ô Raison Funèbre

Frank Adebiaye

Chanvre, Primidi 21 Vendémiaire an ccxvi

I  La littérature, l'amour et le monde face aux matrices illimitées de l'esprit humain voulant indéfiniment défier et singer l'omniscience de Dieu.

Cette semaine, deux Nobel scientifiques masculins et un Nobel littéraire féminin. Cela n'a rien à voir, vous n'imaginez pas à quel point...

Il y a encore plus redoutable que la pensée Powerpoint. Il y a la pensée flowchart.

Des acteurs, une chronologie implacable et définitive, des boîtes standardisées, toujours les mêmes, une langue univoque, des liens à sens unique, des flèches à angle droit.

Un filet, le maillage inextricable de la compréhension omni-cartésienne, hyper-rationnelle des choses. Le cerveau, un rôti, une crépinette, paupiette, papillotte.

Tout est process dans la matrice de ce monde qui essaye tant de ressembler à la réalité.

stop.

Le même temps pour tout le monde. Le soleil, universel. Un cœur qui bat. Les mêmes envies, toujours,

les mêmes besoins.

Du laissez-aller.

On ne peut pas tout faire, tout dire, tout connaître, tout comprendre.

Du j'm'en-foutisme, de la désinvolture.

Nous respirons enfin.

Fin de la matrice apnée.

Nous cultivons notre goût, notre culture. Nous aimons nous divertir, ne plus penser à la Raison, à la Mort, toutes deux inéluctables, définitives, vengeresses, justicières, orgueilleuses, voulant remplacer Dieu.

Mais Dieu veille sur notre salut. Nous avons faim, nous avons soif, nous avons chaud, nous avons froid, nous avons sommeil.

Nous pleurons et Elle nous console.

Nous sourions. Désir enfantin.

Instinct de vie – nous sommes sauvés par le triomphe de l'amour reçu et donné sur l'orgueil démiurgique.

 


Ce document a été traduit de LATEX par HEVEA

dimanche 07 octobre 2007

Les Cris Dominicaux

<p>Les cris dominicaux, I </p>

Les cris dominicaux, I

Frank Adebiaye

Âne, 15 Vendémiaire an ccxvi

I  Je suis compositeur

LATEX est sans doute le logiciel le plus fantastique qu'il m'ait été donné de découvrir au cours de mes pérégrinations informatiques. C'est un véritable système typographique à lui tout seul. Le tant vanté InDesign n'est qu'un dérivé hyper-graphique de LATEX.

Mais il y a plus important. Avec LATEX, je découvre enfin qui je suis typographiquement : pas un passif électrotypophile, pas un génial typographe, un humble mais acharné compositeur. Un compositeur, c'est celui qui assemble les caractères afin qu'il puisse former des textes. C'est l'intermédiaire entre l'auteur, l'imprimeur et le typographe.

D'électrotypophile, il serait fort vaniteux de me propulser directement au rang d'écrivain. Mais celui de compositeur me convient bien. C'est, au fond, ce que j'ai toujours fait. Composer, assembler, unifier des éléments disparates.

LATEX est d'une grande aide à la composition typographique et vous permettra si vous êtes auteur, de pleinement vous concentrer sur votre texte sans vous soucier de la mise en page. De plus, son format de fichier, Open Source et pérenne, est sûr.

II  L'ostalgie à la française

Je dis assez régulièrement que je viens de l'Est de la France (et aussi d'un certain berceau du vaudou de l'Afrique de l'Ouest) pour ne pas manquer l'occasion de vous parler d'un morceau de choix de la condition des gens de l'Est. Je m'appuierai pour cela sur l'œuvre de Bashung et de Thiéfaine.

  1. Bashung a beau avoir des origines kabyles par son père, il n'en a pas moins été élevé en Alsace. C'est à cette Alsace de l'enfance qu'il rend "hommage" dans son album Roulette russe (1979) avec la chanson "Elsass blues". Il ne loupe aucun cliché : les cigognes, la frontière allemande, la figure écrasante de Bismarck, les Blockhaus, Kraftwerk. Il dit aussi être de nulle part, allusion évidente au grand écart entre ses origines kabyles jamais élucidées et son enfance alsatienne arrosée au Sylvaner. Même la condition du Gitan lui paraît plus enviable dans la mesure où "leur mélo sonne mieux dans la voix".
  2. Hubert-Félix Thiéfaine aborde la chose de façon plus légère et générale avec "La fin du St-Empire romain germanique" (Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir, 1978). Thiéfaine décrit une société en déliquescence depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, au moment où l'on "revendait les miradors". Les exigences du baby-boom, les normes de nutrition Nestlé et Mendès-France, tout part en quenouille. Les femmes "cartonnent à la MLF".

Bref, un bouleversement radical d'un monde crépusculaire en mutation.

III  Abd-al-Malik est lui aussi un référent.

Jean-Louis Murat nous dirigeait vers PJ Harvey et vers Calexico dans Mustango (1999). Ceux qui – comme moi – ont suivi ses recommandations ont bien fait. Dans son extraordinaire chanson "12 septembre 2001", Abd-al-Malik nous parle de Blueprint de Jay-Z (prononcer "jayzy"). Eh bien, cet album est tout simplement magnifique ! Un beau passage de témoin. A suivre...

IV  Selon Walter Benjamin, cela ne devrait plus arriver.

Walter Benjamin a théorisé l'avènement de l'art contemporain à partir de la photographie en parlant d'art reproductible à l'infini 1.

Ce qui s'est passé cette nuit avec le tableau Le pont d'Argenteuil de Monet 2 doit nous rappeler qu'il n'en a pas toujours été ainsi, et que l'art est au moins autant un patrimoine qu'une pierre vivante de la création.

 


1
Walter Benjamin, L'oeuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité technique ; voir aussi http://www.appep.net/artreprod.pdf
2
Le Figaro nous apprend que le tableau a été déchiré par des jeunes un peu éméchés pendant la Nuit Blanche à Paris

Ce document a été traduit de LATEX par HEVEA