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Archives velvetyne I et autres pages particulières

Jean-Louis Murat

vendredi 05 octobre 2007

Les trois Murat

On pense souvent à Jean-Louis Murat et à son caractère entier. On se dit alors hâtivement que cet homme-là n’est forcément fait que d’un seul bloc. Dans ce cas, on a tort.
Il y a trois Murat.

1. Le Murat-Clara

Source : Le lien défait

Clara est un groupe fondé par Murat en 1977 à l’époque où il se produisait dans la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) de Clermont-Ferrand. De cette époque subsiste l’incroyable « Empire du Nord » (1977) ainsi que les trois albums « maudits » de Murat : « Suicidez-vous le peuple est mort » (1981), « Murat » (1982) et « Passions privées » (1984).
Cette période est une période de vache maigre mais c’est pourtant, à mes yeux, une période extrêmement féconde et prolifique du barde auvergnat.

2. Le Dolos


Source : Le lien défait

Avec « Cheyenne Autumn » (1989), Murat veut plaire, veut séduire, il veut enfin percer auprès d’un public élargi. Il joue sur son charme naturel, sur sa voix faussement fragile, sur des nappes de synthétiseur puis des déluges de piano et sur une forte atmosphère empreinte à la fois de brume et de nostalgie. C’est « Le Manteau de pluie », « Vénus » et tous les inédits et autres faces B.
C’est la période dite « classique » du Brenoï qui culminera avec l’injustement méconnu « Jour d’hiver » et l’intrépide « Môme éternel » (Dolorès, 1996). 

3. Le Ranchero

Source : Le lien défait

Avec « Mustango » (1999), Murat monte le son, en proposant enfin des prises de son correctes sur ses albums et en prenant une orientation délibérément rock. S’en suivront « Le Moujik et sa Femme » (2002), « Lilith » (2003), etc.
Même « Madame Deshoulières » (2001) n’échappe pas à la règle — c’est particulièrement flagrant avec une chanson comme « Bobo ».

Pourquoi vous parle de tout cela aujourd’hui ? Eh bien, tout simplement parce qu’avec « Charles & Léo », Murat retourne à sa période Dolos, rompant avec une « suranchère » productiviste de plus en plus prévisible. Cela ne doit nous étonner qu’à moitié dans la mesure où la précédente mise en musique de Baudelaire, « Irréversibilité », figurait précisément sur « Dolorès » (1996). 
Le retour de Denis Clavaizolle aux manettes est une excellente nouvelle pour les fans de Murat, dans la mesure où cela permet de revenir à une période plus classique, plus variée et plus féconde de Murat où sa voix — qui est son véritable atout — est bien davantage mise en valeur que lorsqu’elle s’éraille derrière des décharges brutales de guitares électriques.

samedi 15 septembre 2007

Le septembre des échansons 6/7 : Jean-Louis Murat (1952 ou 1954)

Source : http://perso.orange.fr/chanson_francaise/images2/murat_portraitcarolebellaic.jpg

« Le Môme Éternel »

Un animateur de télé à la mode lui dit qu’il est « chiant comme la fumée ». Il s’en fout. Il joue et méprise le jeu médiatique. Jean-Louis Murat (1952 ou 1954) vient vendre son album Mustango. Nous sommes en 1999. Murat, à cette époque, voit Internet d’un bon oeil. Il met des mp3 inédits sur son site. Il court-circuite ainsi les maisons de disques qu’il n’aime pas trop − la réciproque est vraie.
Il faut dire que Murat c’est le mauvais sujet impénitent. Foutraque, il est ingérable. C’est le bon client, donc. La propagande mercantile et ironique, le scandale. Il défie Johnny Hallyday, qu’il insulte par journaux interposés. Cela m'amuse beaucoup. Je suis devenu un vrai fan. Murat über alles. Le Moujik et sa Femme (2002) est, à cet égard, emblématique. Son processus créatif est fascinant.
C’est du live permanent. C’est l’homme debout face à l’urgence de la création. Il polaroïse, il peint. Il enchaîne les disques, les expériences et les collaborations artistiques, les tournées.
« Attends que la crinière pousse au lionceau », chantait-il dans « Johnny Frenchman » (Passions privées, 1986). Avec Murat, j’ai découvert que je pouvais être fan d’un chanteur et ce, sans aucune limite. Ses yeux bleu piscine, sa beauté inusable et brute, Apollon, c’est lui !

À suivre un article sur les albums « maudits » de Murat : Suicidez-vous le peuple est mort (1981), Murat (1982) et Passions Privées (1986).

mercredi 29 août 2007

Des nouvelles de Murat

Source : http://www.limpartial.ch/photos/132644_2207718.jpg

Le 1er octobre prochain, JLM sortira un album où il interprètera des chansons composées par Léo Ferré sur des textes de Charles Baudelaire issus du recueil «Les Fleurs du Mal». Cela s’appellera «Charles et Léo», tout simplement.

§ Charles & Leo, prochain album de Jean-Louis Murat
http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=actualite
http://cultureetloisirs.france3.fr/musique/actu/33300712-fr.php
N.B. : on y apprend que l'album suivant sortira en avril 2008. Sacré Jean-Louis !
http://www.izdi.com/article.cfm?IZDI_Article_id=103388

§§ Tracklisting
- Sépulture
- Avec ses vêtements ondoyants et nacrés
- La fontaine de sang
- L'héautontimorouménos
- L'horloge
- Le guignon
- Madrigal triste
- La cloche fêlée
- L'examen de minuit
- Bien loin d'ici
- Je n'ai pas oublié
- À une mendiante rousse

§ L’éruption du son auvergnat
http://www.lexpress.fr/voyage/bonsplans/dossier/vauvergne/dossier.asp?ida=458819&xtor=RSS-96

§ Murat & Voulzy : deux visions des Francofolies
http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=blog

§ Murat (et bien d’autres) rachetés par Universal
http://www.lejdd.fr/cmc//economie/200734/razzia-sur-les-songwriters_48982.html

§ Précédents posts sur Jean-Louis Murat
http://velvetyne.canalblog.com/archives/jean_louis_murat/index.html