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Archives velvetyne I et autres pages particulières

Culture

mardi 08 juillet 2008

Brouet de culture, 8

Source : http://www.bedetheque.com/Couvertures/Abraxas01.jpg

Saint-Romain 2005, domaine Taupenot-Merme, route des Grands Crus, Morey-Saint-Denis ¶ Bako Dagnon, Titati, 1 CD, Discograph ¶ La Cantatrice Chauve d'Ionesco mise en page de Massin, Gallimard, 1964 ¶ Cavanna, Les Doigts Pleins d'Encre ¶ Christian Béthune, Le Jazz et l'Occident. Culture afro-américaine et
philosophie
, Éd. Klincksieck, 340 p., 27 euros ¶ Évelyne Bloch-Dano, La Fabuleuse Histoire des légumes, Éd. Grasset, 184 p., 19,50 euros ¶ Enrique Vila-Matas chez Bourgois/Titres ¶ H.R. Rabinowitz, Kosher Humor, Éd. Allia, 140 p., 6,10 euros ¶ Michael West, Kvetch, Éd. Denoël, 336 p., 22 euros ¶ Fabrice Pliskin, Le juif et la métisse, Flammarion ¶ Capitaine Alatriste d’Agustin Díaz ¶ Odön von Horváth, Figaro divorce ¶ Michael Krüger, La comédie de Turin (Die Turiner Komödie), Seuil, 19 € ¶ Roger Caillois, Œuvres, Gallimard/Quarto, 32 € ¶ Lang Lang, Dragon Songs, Deutsch Grammophon, 11,99 € ¶ Toby Litt, Un hôpital d’enfer, Phébus ¶ Javier Corcobado, poésies complètes (1991-2007) | http://www.javiercorcobado.es/

dimanche 01 juin 2008

Missenlicnes, I

Source : http://www.linternaute.com

www(dot)velvetyne(dot)com also leads to velvetyne.
Therefore I decide to write a bit more in English. It is good (to a certain extend, better) for the clarity of the message. And unavoidable for being understood by all the people who could be interested by velvetyne.


¶ Heron era

A little “ambiguation” about heron cannot be so bad, if it serves well this real and legendary bird.

The heron represents the souls of the elect.

The heron is altior adversis.

Here, the heron according to Jean de la Fontaine (Book VII, Fable VI. Source: Gutenberg Project)

One day,─no matter when or where,─
A long-legg'd heron chanced to fare
By a certain river's brink,
With his long, sharp beak
Helved on his slender neck;
"Twas a fish-spear, you might think.
The water was clear and still,
The carp and the pike there at will
Pursued their silent fun,
Turning up, ever and anon,
A golden side to the sun.
With ease might the heron have made
Great profits in his fishing trade.
So near came the scaly fry,
They might be caught by the passer-by.
But he thought he better might
Wait for a better appetite─
For he lived by rule, and could not eat,
Except at his hours, the best of meat.
Anon his appetite return'd once more;
So, approaching again the shore,
He saw some tench taking their leaps,
Now and then, from their lowest deeps.
With as dainty a taste as Horace's rat,
He turn'd away from such food as that.
"What, tench for a heron! poh!
I scorn the thought, and let them go."
The tench refused, there came a gudgeon;
"For all that," said the bird, "I budge on.
I'll ne'er open my beak, if the gods please,
For such mean little fishes as these."
He did it for less;
For it came to pass,
That not another fish could he see;
And, at last, so hungry was he,
That he thought it of some avail
To find on the bank a single snail.
Such is the sure result
Of being too difficult.
Would you be strong and great,
Learn to accommodate.
Get what you can, and trust for the rest;
The whole is oft lost by seeking the best.
Above all things beware of disdain;
Where, at most, you have little to gain.
The people are many that make
Every day this sad mistake.
'Tis not for the herons I put this case,
Ye featherless people, of human race.
─List to another tale as true,
And you'll hear the lesson brought home to you.

. The fashionable GNU/Linux distribution is Ubuntu 8.04 LTS « Hardy Heron ».

. François Mauriac is now a classic in French literature. His nickname is the « heron » (by one of his recent biographer).

. The French singer Jean-Louis Murat has released his album Tristan. In 1999, he has released a song called « Les Hérons » (The Herons) on his major album Mustango — which introduced the modern Murat sound.

¶ Patricia Barber’s Mythologies (2006)

The reinvention of jazz vocal through major mythological figures, such as Icarus, Persephone (the latter present as well in the Anais Mitchell’s The Brightness (2007)).

¶ Gustav Holst’s The Planets (1914-1916)       

An extraordinary evocation of the discovery of the planet’s exploration, with an exception for Pluto, discovered after the release of the opera.

No disc tracklisting could be more appealing than this, isn’t it ?
1.  Mars, The Bringer Of War
2. Venus, The Bringer Of Peace
3. Mercury, The Winged Messenger
4. Jupiter, The Bringer Of Jollity
5. Saturn, The Bringer Of Old Age
6. Uranus, The Magician
7. Neptune, The Mystic

samedi 03 mai 2008

Brouet de culture, 7

Source : http://www.storyboardtoys.com/gallery/Rebecca2Large.jpg

Michel Maffesoli, Le Temps des tribus. Le déclin de l’individualisme dans les sociétés post-modernes, éd. La Table Ronde / Petite Vermillon, 2000 ¶ Claude Lévi-Strauss, Œuvres, Bibliothèque de la Pléïade, 2128 p., 62,50 € ¶ Balthazar Gracián, Le Criticón, éd. du Seuil, 496 p., 24 € ¶ Henri Tincq, Les Catholiques, Ed. Grasset, 460 p., 20,90 € ¶ Marc Stéphane, La Cité des fous, éd. de l’Arbre Vengeur, 256 p., 14 € ¶ Marc Stéphane, Un drame affreux chez les tranquilles, éd. de l’Arbre Vengeur, 64 p., 7 € ¶ Rainer Maria Rilke, Les Élégies de Duino, éd. La Dogana, 120 p., 18 € ¶ Eça de Querioz, Contes et nouvelles, éd. La Différence, 448 p., 25 € ¶ Klaus Mann, Le Tournant, éd. Actes Sud / Babel, 688 p., 12,50 € ¶ Roger Caillois,  Œuvres, Ed. Gallimard / Quarto, 1204 p., 35 € ¶ Ernst Nolte, Fascisme et Totalitarisme, Robert Laffont, Bouquins, 1022 p., 32 €

samedi 01 mars 2008

Les taxis, les restaurants, les livres et le reste...

Femmetaximetre_2

Source : http://www.taxi-library.org/femmes-cocher/fca0938.jpg

« Allez bon train; je suis attendu » - René Bazin, Blé, 1907

En plein débat sur le pouvoir d’achat, il serait indécent de ne pas s’attarder sur quelques-uns des agréments de la vie dans les grandes villes — singulièrement à Paris, Londres ou New York, à savoir les taxis, les restaurants, les livres. Ce sont toutes trois des prestations de qualité, qui font de la vie non pas une contrainte, mais un agrément.

1. Les taxis : ils sont la vitrine de la ville, l’interface avec l’urbanité abordée. Ils sont la fonction première de la condition urbaine moderne, alternative privative aux transports en commun, parfois si inconfortables, ou si peu commodes. On dit les taxis français râleurs. Est-ce un crime ? Ou mieux, est-ce encore vrai ? Le métier a beaucoup évolué ; comme tous les métiers anthracites, les chauffeurs de taximètres sont d’origine étrangère, et donc assez éloignés du cliché du berêt et du journal.

2. Les restaurants sont une perspective de socialisation gastronomique tout à fait acceptables pour qui travaille dur pendant la semaine. Faut-il en plus de son métier, exercer systématiquement celui de cuisinier à domicile ?

3. Les livres sont un service et non un produit. Beaucoup de textes sont disponibles en version électronique. Le fait de les conditionner dans l’objet typographique inégalé qu’est le livre est un service que l’on rend au lecteur. Il peut transporter le livre partout avec lui et le lire le texte qu’il contient avec un confort incomparable.

Le reste, qu’est-ce ? Je m’inspirerai d’un livre que je suis en train de lire L’art de la simplicité qui distingue dans les dépenses celles ordinaires qui doivent viser la santé et la simplicité des luxes exceptionnels et véritables qu’ils font savoir s’octroyer.

N.B. : le titre de ce post fait allusion à la chanson d’Hubert-Félix Thiéfaine, « La dèche, le twist et le reste » (1977)

dimanche 24 février 2008

Broly, le guerrier légendaire

Brolysupersaiyan

Le premier film Broly le super-guerrier

http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x401kl_broly-le-super-guerier-legendaire-p_shortfilms
http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x439gi_broly-le-super-guerier-legendaire-p_shortfilms
http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x43bcp_broly-le-super-guerier-legendaire-p_shortfilms
http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x4d5zs_dbz-oav-broly-44_shortfilms

Le deuxième film : Le Retour de Broly

http://www.dailymotion.com/relevance/search/le%2Bretour%2Bde%2Bbroly/video/xc8jz_film-dbzle-retour-de-broly

Le troisième film : Bio-Broly

http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/xgt9v_bio-broly-partie-1
http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/xhhhc_bio-broly-partie-2

D'autres épisodes avec Broly dans Dragon Ball GT

http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x4cuda_dbgt-57_shortfilms
http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x4d1yj_dbgt-58_shortfilms

Broly dans les jeux vidéos

http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x2jt7g_tenkaichi3-broly-vs-goku_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/broly/video/x31wcu_dbz-broli-vs-saint-seiya-par-aymen_fun

samedi 12 janvier 2008

Un coq presque bénin

Coq_benin

Source : dossier de presse Musée du Quai Branly sur l'exposition consacrée au Bénin

J’avais (comme nous tous) jusqu’au 6 janvier pour visiter l’exposition du musée du Quai Branly consacrée au Bénin. Je me suis acquité de ce devoir identitaire avec ma tante paternelle qui tout comme mon père est béninoise. Cela permet d’avoir, disons, un regard plus aiguisé, plus averti, plus critique aussi à l’égard de ce type de manifestation, en l’espèce assez exceptionnelle puisqu’il s’agissait de la plus grande exposition de tous les temps consacré au Bénin, a fortiori au Bénin historique (à cheval sur le Nigéria) qui était la délimitation géographique et exacte de l’exposition.
Instruit comme il se doit par ma tante, j’avais pu me rendre compte avec elle de la désastreuse étendue du pillage exposé. Des portes de temples, de palais ont été littéralement arrachés par des Portugais, des Français, des Allemands pour finalement se retrouver nez à nez dans la salle sombre d’un musée sous l’œil torve et profane du touriste culturel. Il s’agit bel et bien de culture à n’en pas douter mais une culture hors sol, sans autre signification pour le commun qu’un attrait d’antiquité pour de belles pièces de laiton ou d’ivoire.
C’est ainsi le cas du coq présenté ci-dessous qui revêt une attrait incroyable pour le badaud alors que le coq avait une importance secondaire dans la vie du royaume de Bénin. Le coq symbolisait essentiellement la femme du roi. Un peu comme si l’on s’attardait plus que nécessaire sur les pâtisseries favorites de Marie-Antoinette pour expliquer l’Ancien Régime tardif.
Pour ma part, cependant, je trouve ce symbole intéressant, car il résume bien mon identité un coq dessiné au Bénin, moi qui suis de mère française et de père béninois. Mais au-delà ? Une marotte pour journalistes en mal de sensationnalisme culturel, en quête d’affinités lointaines.
Ah si, une anecdote amusante. Le coq est devenu la mascotte de la France par un jeu en latin entre gallus (le Gaulois) et gallus (le coq)...
« Il deviendra cependant symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d'un jeu de mots facile ; le terme latin gallus signifiant à la fois coq et Gaulois.»
Source : encyclopédie Universalis, article sur le coq

samedi 29 décembre 2007

Facebook et le retour du religieux

Lave, Sextidi, 6 Nivôse, An CCXVI

Il a désormais été établi depuis longtemps que la religion se fonde non sur la seule existence de Dieu mais aussi sur le besoin vital et profondément humain d’être en relation, en lien avec Lui.
Facebook fonctionne, au fond, de façon un peu analogue. Peu importe de fait que vos amis existent réellement, ce qui compte, c’est d’être en relation avec eux. Une étape supplémentaire dans l’abstraction de la religion virtuelle a été franchie avec Facebook, par rapport aux deux étapes précédentes : la messagerie instantanée et le courrier électronique.
Le courrier électronique a permis la dématérialisation du courrier, lequel était déjà la dématérialisation du messager.
La messagerie instantanée a introduit la virtualisation de la correspondance et de la conversation.
Facebook prétend désormais instaurer la cybernétique du cercle d’amis. Mais c’est en réalité plus que cela : il s’agit d’une Église laïque virtuelle. Pour l’instant, la chose se conçoit en différé. Mais pour combien de temps ? À ce moment, la recherche du moment amical nostalgique se transformera définitivement en chasse à l’individu au son du double grand tocsin de « Qui tu connais ? » et « Qui te connaît ? ».

jeudi 06 décembre 2007

Les maximes de Gorki

Maxime_gorki

Source : http://www.eastman.org/taschen/m197701160002.jpg

¶ Quel beau métier que d'être un homme sur la terre.
La naissance de l'homme

¶ Les hommes ne sont pas des cafards pour s'égailler dans tous les sens...
Les bas-fonds

¶ Le mensonge c'est la foi des maîtres et des esclaves ! La vérité,
c'est le dieu des hommes libres ! Les bas-fonds

¶ C'est toujours pareil : l'homme croit bien faire, et les autres ne
sont pas contents. Les bas-fonds

¶ En politique, j'apprécie les prolétaires ; en amour, les princesses russes.
Propos intempestifs

¶ La connaissance est toujours un butin.
Ma vie d'enfant

¶ La recherche de Dieu est un exercice inutile : à rien ne sert de
chercher où il n'y a pas. On ne récolte pas sans avoir semé. Dieu
n'existe pas, vous ne l'avez pas encore créé.

¶ Est-ce que Dieu existe ? Si tu crois en lui, il existe ; si tu n'y
crois pas, il n'existe pas. Les bas-fonds

¶ Pour un artiste, la liberté est aussi indispensable que le talent et
l'intelligence. Les enfants du soleil

¶ Les gens ne cessent de chercher, ils veulent toujours trouver mieux.
Les bas-fonds

¶ La culture nouvelle commence là où le travailleur et le travail sont
traités avec respect. Des célèbres et des débutants

¶ Il n'y a pas de gens inutiles, il n'y a que des gens nuisibles.
Les Zykov

¶ L'homme ! Il faut respecter l'homme ! Ne pas en avoir pitié.

¶ Avoir du talent, c'est avoir foi en soi-même, en ses propres forces.
Les bas-fonds

¶  Ne rien vouloir, c'est déjà une volonté. (Vassa Geleznova (Seconde
version), trad. Arthur Adamov, p.36, L'arche 1958 n° 16)

¶ Celui qui est né pour ramper ne saurait voler.
[ Le Chant du faucon ]

¶ Et s'il faut parler de choses «sacrées», seuls le mécontentement que
l'homme éprouve de lui-même et son inspiration à s'améliorer me sont
sacrés. [ Le Métier des lettres, Comment j'ai appris à écrire ]

¶ Les écrivains font des châteaux en Espagne, les lecteurs y vivent,
et les éditeurs touchent les loyers.

¶ Sais-tu ce que c'est qu'une belle-mère? La souche de toute la
famille. Mes enfants sont mes mains, mes petits-enfants mes doigts. [
Vassa Geleznova ]

¶ Tout ce qui est véritablement sage est simple et clair.

mercredi 05 décembre 2007

Les temps Modène

Modena_part1_4

Source : http://www.raccontare.net/Foto_stampe_giugno_2006/modena_part1.jpg

Il viendra un jour où l'on craindra tant que tous les ivrognes de la terre se suicident dans une vaste noyade collective qu'un Saint-Just déclarera totalement hors du temps tout hommage bacchique, tout hymne dionysiaque.
Ce sera le grand Réveil des vinaigriers, au premier rang desquels figurent évidemment ceux de Modène. Ils instaureront une Ere nouvelle où plus aucun Pavarotti ne pourra exister. Seuls quelques contre-ténors émergeront, de-ci, de-là.

Plus de château brillant, plus de cathédrale (c'était la technique vocalique secrète de Pavarotti), seulement des endives assaisonnées avec le meilleur vinaigre du monde...

dimanche 02 décembre 2007

Blues power


Source : http://www.geocities.com/SunsetStrip/Alley/9280/lighnin1.jpg
On ne saurait parler de blues sans montrer une photo de Lightnin Hopkins

Johnny sort enfin un album résonnant de « toute la musique [qu'il] aime ». Effet politique, on passe du rock au blues, du noir & rouge au bleu profond. Les âmes grises de lendemain de cuites électorales mal digérés, ou d'un perpétuel festin bacchique. Qu'importe, surtout si on aime Thiéfaine plus que personne. Les deux compères (Thiéfaine et Personne) se retrouvent sur « Amicalement blues », excellent album de blues, meilleur encore que celui de Johnny, qui n'était pourtant pas mauvais.
Le blues, c'est le retour à l'authencité, il faut avoir vécu pour faire du bon blues. Point de nouvelle génération dans cette cour-là. Il faut des vieux loups, la voix éraillée, des nappes de whisky et des destins ébrechés. C'est le retour aussi vers une autre Amérique, plus profonde, moins idyllique, celle des pionniers, phoenix éternels face à l'adversité.