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cerise, nonidi, 19 messidor, an CCXVI
la convention
dans babel, ville-chaos, les règles ont été inventées pour tromper les derniers esprits curieux.
le singe vert est la parabole du bien-être.
les normes valent pour géométrie d’un univers qui menace à tout moment d’imploser.
le roi, seul, rit de ces habitudes rigides imposées un soir de joie interrompue.
il danse, hilare, dans un néant qu’il n’aura jamais l’idée d’inventer.
le typographe
il est peintre et comptable.
libre et enchaîné.
misanthrope et enchanté par chaque écho de voix.
à l’inverse du poète — son cousin célèbre — il écrit indifféremment dans toutes les langues.
on le dit sous le joug du saturnien gutenberg. avant, c’était le bois du grand faune.
ici et maintenant, c’est apollon jouant avec des signes de manière.
le typographe, sourd, muet, aveugle, n’effleure plus que l’esprit inquiet, mais la main tranquille son sillon humble et éternel.
la liberté de l’acteur
un acteur n’est pas beau.
la beauté est une actrice.
nuance capitale.
jouer, c’est briser les mots.
rompre le pacte social de la honte et de la timidité.
c’est une danse typographique impudique, les caractères s’enchevêtrent et s’étreignent dans toute leur santé.
l’acteur entre dans sa loge nocre (noire et ocre) et songe à son prochain rôle. ce n’est jamais le sien. d’où sa liberté.
vivre aujourd’hui
vivre aujourd’hui, c’est naître dans un aéroport.
parler cinq langues.
c’est oublier les origines, les incertitudes.
et mordre la vie à pleines dents cariées.
c’est être éphèbe ou hétaïre.
ne jamais penser.
mais vivre aujourd’hui.
les preuves de force
— kropotkine.
Frank ADEBIAYE, 2008
Ta ta ta ta la nouvelle cerisaie c'est ça: ;)
http://oldpeacock.blogspot.com/
Rédigé par: Jean-Baptiste | lundi 21 juillet 2008 at 13:57