Les cris dominicaux, II
Les cris dominicaux, II
Frank Adebiaye
Orge, 29 Vendémiaire an ccxvi |
I Si c'est green vous avez le droit
Je me réjouis sincèrement qu'Al Gore ait eu le Nobel de la Paix pour son engagement remarquable dans le développement durable comme en atteste son film Une vérite qui dérange, qui m'a d'ailleurs fortement impressionné.
Nonobstant, je suis tombé récemment sur un article de ZDNet parlant d'une étude vantant les mérites du télétravail dans la lutte contre le réchauffement, eu égard au fait qu'il réduit considérablement le recours aux transports. C'est bien possible aux États-Unis, où le recours à la voiture pour se rendre au bureau est beaucoup plus systématique qu'en France, où train, métro, rer – tous électriques – sont monnaie courante. Mais puisque l'on parle d'environnement, celui des individus qui ne pourrait plus séparer clairement vie professionnelle et vie privée serait fortement détérioré...
II Sélection d'articles du Monde Diplomatique
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Max Havelaar ou les ambiguïtés du commerce équitable
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/JACQUIAU/15101
- L'antisémitisme de Jimmy Carter
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/AGUIRRE/15081
- À propos de Doris Lessing
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-10-11-Doris-Lessing-Prix-Nobel
III Le nouveau Charlemagne
À quoi pourrait ressembler Charlemagne aujourd'hui ?
Plaçons-nous après 1945. L'Allemagne a en réalité gagné la guerre. Politiquement, elle n'est rien. Mais économiquement, elle est tout. A quelques mois près, elle inventait la bombe atomique et tenir tête durablement à l'Angleterre, les États-Unis et l'URSS réunies !
C'est pourquoi le Charlemagne d'aujourd'hui est un Charlemagne inversé. C'est un Charlemagne venant d'Allemagne qui régit la France.
Depuis l'exil de Descartes dans les Pays-Bas voisins, depuis Robespierre, la France est rationnelle mais pas raisonnable. Alors on fait du zèle.
Devant les diktats anglo-saxons que l'on ne comprend pas tout à fait (nous sommes avant tout latins ? mais pas du tout romains !), nous en faisons trop, beaucoup trop, nous nous entraînons nous-mêmes dans un cercle vicieux où se mèlent angoisse métaphysique et peur rationnalisée.
Il y a aujourd'hui deux Charlemagne : un Charlemagne français (mi-Eichmann, mi-Robespierre) hanté par la défaite de la drôle de guerre qu'il n'a pas vu venir et sombrant depuis dans une ambition totalisante et cybernétique délirante. Il a parfois des bouffées délirantes de Heil On-ne-sait-plus-trop-qui-il-a-fini-par-se-suicider-semble-t-il...Le second Charlemagne, le Charlemagne allemand (mi-Bismarck, mi-Guizot) est détendu sûr de lui, fiable, ponctuel et régulier. Il a appris à s'arrêter depuis la dernière guerre qu'il n'a finalement pas vraiment perdu comme nous le disions plus haut.
Ce document a été traduit de LATEX par HEVEA
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