
Source : http://www.chorus-chanson.fr/
Charles Aznavour (1924), c’est le roi. Quand on l’écoute, on oublie le reste. C’est le chanteur de toute éternité. Les autres sont les échansons du roi public, royauté parfois de pacotille, trappe à oubliettes d’autant de talents perdus que nous ne nommerons pas ici tant ils sont nombreux.
Aznavour, c’est le roi des échansons. Sa voix enveloppe tout. J’ai des frissons quand j'entends « Désormais ». J’ai l’impression d’avoir toujours fredonné « Et pourtant », « Que c’est triste Venise » et « Les Comédiens » ou encore « La Mamma ». Il y a et il y aura toujours Aznavour.

Source : http://www.femmeactuelle.fr/
Henri Salvador (1917), c’est autant une voix qu’une démarche. Le patriarche, le doyen, à croire que le bouffon a précédé le roi. « Syracuse », « Zorro est arrivé », « Une chanson douce », «bonne paire de claques », « L’amour, c’est un sacré menteur ».
Et puis, à 83 ans, l’incroyable Chambre avec vue (2000). Inversion de la soif. Les jeunes talents (Keren Ann et Benjamin Biolay, en l’espèce) ne font pas que sucer le talent des aînés, ils les abreuvent à leur tour.
Rire, calme, longévité, ce à quoi nous aspirons tous, n’est-ce pas ?
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