De façon tout à fait fortuite, deux posts sur la religion se succéderont.
Il s'agira ici de ma bête noire: le Vatican.
J'ai passé onze ans de ma vie dans une école catholique, dont j'ai eu le loisir d'observer la remarquable mesquinerie intellectuelle, et la fabuleuse propension à écarter tous les penseurs de la modernité (modernité commençant à Voltaire). Passons pour Voltaire: la bourgeoisie voltairienne prétendant tout connaître, c'est à la limite tout aussi peu désirable.
Passons encore sur les considérations spiritualistes à base de développement personnel, et de prière méditative (un zeste de New Age n'a jamais fait de mal à personne).
Passons aussi sur ces prêtres résolument hostiles à la vie moderne, assez peu représentatifs en outre du clergé français dans son ensemble, qui peut se montrer à l'occasion compréhensif.
Passons aussi sur les crimes de l'Eglise catholique commis dans le passé. Je garde un souvenir peu ému des Cathares, puristes intégristes (ce qui ne justifiait certainement pas le bûcher, je suppose), qu'on montre en exergue de l'arbitraire papiste. J'aime aussi fort à distinguer entre les croisades, la Saint Barthélémy, et les sorcières de village, tant qu'à faire. J'ai donc toujours pris cet argument avec force pincettes. L'Eglise criminelle, probablement. Mais certainement pas plus que les empires temporels de l'époque.
Passons aussi outre les positions de l'Eglise sur la sexualité dite "normale", sa condamnation de l'homosexualité, ou du sexe hors mariage. Je n'ai jamais demandé au pape à ce qu'il défile à la gay pride. Ou qu'il distribue lui-même des préservatifs dans le centre-ville de Bogota. Encore moins à ce qu'il autorise l'ordination d'homosexuels pacsés.
Néanmoins, parfois, je pense que le Vatican et ses séides devraient se taire. Notamment dans le cas du viol de cette gamine de 9 ans par son beau-père, et de l'excommunication de ceux qui l'ont aidée à avorter.
S'agit-il de féminisme? Même pas. Juste de bon sens. Ou d'humanité. L'un n'excluant pas l'autre.
Je n'ai jamais demandé à l'Eglise d'autoriser l'avortement, mais je crois aussi que ce n'est pas son rôle de légiférer sur la question. Laissons à César ce qui est à César, dit Jésus en son temps.
En ce qui concerne cet imbécile d'évêque négationniste, je n'ai pas encore compris pourquoi il avait été réintégré dans l'Eglise catholique. Si ce n'est sans doute que les lois du pape Grégoire n'ont jamais interdit de nier la Shoah, grande raison s'il en est. Je trouve la chose aussi absurde que choquante.
Cela dit, qu'attendre de la part d'un pape qui vit dans le XIXe siècle et y place l'apogée de la culture occidentale?
Rien, et surtout pas la modernité.
A part cela, j'ai la ferme intention de me faire débaptiser, comme on dit en jargon. Si Benoît XVI est le représentant de Dieu sur terre, je n'ose imaginer le mandataire.
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