Je suis donc hier allée voir le Chant de la Terre dirigé par Jean Claude Casadesus.
Si on excepte le fait que ma voisine faisait d'étranges miasmes à côté de moi, et que j'ai dû subir l'enthousiasme réjouissant des supporters de l'équipe de France à l'aller, je n'ai pas vraiment regretté d'avoir payé ma place.
Ce n'est pas du Boulez, hier, on avait affaire à un Mahler qui clôt le romantisme, quelque part entre le génie d'un Bruckner et le monumental de Hausegger.
A propos de Boulez, c'était bien sa mezzo, Violetta Urmana qui interprétait la partie pour contralto. Une voix ample, parfois un peu assourdie dans les graves, une bonne articulation pour nous délivrer le message d'un Rückert corrigé par Mahler.
Un vrai ténor héroïque, Clifton Forbis. Une voix à réveiller les morts, et des aigus d'une extrême clarté.
Un orchestre national de Lille au service de la partition, avec une ardeur symphonique remarquable.
Une basilique dont les magnifiques vitraux s'accordaient avec les derniers ewig de la mezzo.
Le festival de Saint Denis s'annonce d'une très bonne facture musicale.
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